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vendredi 18 novembre 2011

32.


Il y a dans la neige, des graviers, de la terre, des feuilles mortes et puis son sang.
Ce sang d'une femme seule, qui parterre, accouche tôt trop de son premier né
Elles a tout le bas ventre humide qui gèle, et tout en la déchirant la fait trembler
Les larmes lui coulent, jusqu'au bas de son ventre, elles en couvrent même l'enfant.
Elle hurle en larmes mais personne ne l'entend, ses poumons se déchirent de douleur
Elle ne peut s'empêcher de porter à son cou, étreindre, serrer l'enfant dont la pâleur 
Avait Eteint toutes les lumières de son regard si doux.
Mordant ses lèvres, à chaque fois qu'elle se laissait dire « mon bébé » en l'embrassant,
Peinant à laisser ce corps à la neige, neige qui les couvrait d'un linceul blanc
A la chapelle des ormes et des chênes liège, où l'autel était en sang.
Echevelée, livide, elle se lève, ses jambes la portent à peine, ses entrailles la quittent
Elle porte au cœur la mort, comme la croix de Jésus ou la médaille du mérite
Elle marche vers le nord, à chaque pas plus faible, toujours un peu plus froide ;
Après quelques minutes, s'effondre morte, à quelques mètres d'une cascade.
Ses yeux sont les miroirs de l'hiver, deux sabres, où luisent les derniers flambeaux
Le vent transperce plus que mille aiguilles sur la peau, et pleure dans les arbres.

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jeudi 17 novembre 2011

28


Des vaches mortes, sur un champs de bataille, huilées jusqu'aux cornes, et mortes jusqu'aux entrailles. Il ne reste que les os. Des herbes longues, des feuilles vertes, sur le champs de bataille, et des costumes rouges découpés sur du papier canson. Le sang s'écoule de nos ciseaux, et leurs gouttent perlent le métal, l'acier trempé, l'acier souillé . Des vaches mortes, à cet l'abattoir, dans lequel nous courrons aussi, les bras arrachés par le vent, les jambes attrapées par les canines de la vieillesse. Des vaches mortes, les mamelles pleines d'abondance et de vie, dont l'enfant se régale et l'adolescent se dégoute. Et l'adulte s'y accommode de quelques gouttes blanches sur les papilles, en s'écriant à gorge sèche : le bonheur est bon. Et nous verrons sur les batteries de chanteurs de rock, des crânes de vaches mortes, brandies, pointées par les baguettes, et nous danserons,toi et moi, jusqu'à l'épuisement en se murmurant dans le silence des nuits : « ce moment était agréable ».

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